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Ultimes avatars des dieux d'Egypte, ou comment la fin du paganisme pharaonique accompagne la naissance de la peinture européenne

    19 avril 2012

Conférence par Vincent Rondot, Chercheur au CNRS au laboratoire Halma-Ipel (UMR 8164 - Lille 3).

C'est surtout dans le Fayoum qu'ont été retrouvés des tableaux de bois pris dans un cadre et peints de divinités. Nous connaissons aujourd’hui un corpus très provisoire d’une cinquantaine de ces tableaux, complets ou fragmentaires. Ils sont contemporains des portraits de momies dits « portraits du Fayoum », et sont datables du IIe siècle après J.‐C. On reconstitue grâce à eux un chapitre de l’histoire de l’art puisqu’ils sont les seuls témoignages conservés de cette peinture de chevalet hellénistique que nous ne connaissons plus que par les sources littéraires.
À travers eux, il nous est donné de montrer comment une religion aussi ancienne que la religion égyptienne et aux codes de représentation aussi contraignants que le canon pharaonique, a finalement pu accepter que l’hellénisme vienne changer radicalement l’iconographie trois fois millénaire de ses dieux, transformant Sobek de profil et à tête de saurien en un personnage barbu tenant son crocodile sur les genoux tel Zeus son foudre.